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Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /Mars /2006 14:53

Je retrouve mon cher " blog ". Je suis chez madame depuis dimanche soir. Un accueil amical et tendre. Cela fait chaud au cœur. Pendant plus d’une heure madame m’a questionnée avec intérêt. Cela ressemblait à un interrogatoire de police. Enfin voilà, j’ai retrouvé mes repères. Rien n’a changé et Madame m’a montré son long imperméable Burberry. Je me sentais fière (c’est idiot, je sais) d’avoir contribuée au bonheur de Madame en acceptant d'être louée à son profit. La violence de ma servitude m’a renvoyé à la réalité antique, a une forme d’esclave poche de l’élevage animal. Tout en me raccompagnant à ma chambre de service, Madame me caressa longuement le crane, avec la tendresse d’une Maîtresse, heureuse de retrouver son animal de compagnie. Je suis tondue. J’avais envie de roucouler.

 

Ce cliché est l’unique photo autorisée par mon propriétaire. J’avoue ne pas être très gaie. Sylvain (coiffeur devenu copain) vient de me rasé le crane. La tonte est obligatoire chez mon propriétaire. Malgré tout le plaisir que j’ai à nourrir mon blog, c’est à Madame que je dois mon intimité. Elle seule jugera ce que je pourrais diffuser. Qu’aurais-je le droit de dire aujourd’hui sans rien effleurer ? Peut-être ceci, mon propriétaire me demanda de brûler tous les vêtements que je portais, un grand feu de joie dans l’arrière cour de l’établissement. Rien ne devait rester. Je savais ses trois semaines à son service et que ma garde robe se composerait uniquement de robes qipao indentique à celle de la photo.

Renée. A bien examiner la photo on peut deviner sa perruque noire. Secrétaire de direction pour une grande chaîne de magasin. Elle vient régulièrement se mettre à disposition. Elle s’est offerte un mois de soumission. Elle fait office de femme de chambre, chauffeur de Maître. C’est la domestique personnelle de mon propriétaire.  Elle gère également tous le personnel

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 16:49

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Une bonne domestique doit aussi servir de meuble à sa Maîtresse, apprendre à devenir un objet pour le confort de Madame.

 

C’est, je crois ma dernière " New Letter " avant trois semaines. Lundi je serai chez mon propriétaire près de Blois. Un univers inconnu ou je n’aurai comme autre ressource que d’obéir.

Mon propriétaire m’a prévenu, aucune communication ne pourra se faire sans son accord. Rien n’y personne ne doit me détourner de mon apprentissage. Bien plus qu’un travail de soubrette, je crois que Madame a profité (avec justesse d’ailleurs) pour s’offrir son imperméable de me placer dans un centre d’éducation. Dormir dans une cellule, dans une niche, porter le collier de cuir. Devenir un objet ou être femme de chambre, c’est, je sais ce qu’il m’attend. Peut-être retrouverais-je ce plaisir d’adolescente ou pour la première je me suis retrouvée immobiliser, portant une blouse grossière d’homme en coton, attachée sur le lit comme une prisonnière (une idée de moi) et laisser mes amies s’amuser dans les pièces à côtés. Me savoir à l’écart, ignorée. Et lorsque j’ai voulu arrêter ma servitude, une copine est venue m’enfoncer un tisse dans la bouche.

-" Arrête de gémir, tu nous fais chier avec tes problèmes "

J’ai pleuré jusqu’à m’endormir. Malgré ou à cause ma position inconfortable mes rêves étaient remplis de fantasmes en relation avec la prison, devenir prisonnière, soumise à la volonté des autres…

Je ne vais pas m’étendre sur ces jeux secrets qui ont formaté mon esprit servile. Je voudrais simplement dire que devenir une lopette, une bonniche, une esclave domestique, il faut du caractère. Une volonté en acier trempé. Une détermination pour accepter la servitude comme mode de vie. Je suis réticente à la mise en scène photographique. Je ne suis pas une narcissique de la servitude, de montrer mon désir de souffrance. Pour moi, c’est un territoire secret que l’on partage en toute connaissance de cause. Je suis mal à l’aise devant l’esthétisme de la servitude. Même si je reconnais qu’il existe des photos d’artistes qui me fait fantasmer (il y en a beaucoup), je ne suis pas personnellement prête à me mettre en scène. Même si quelques photos ici et là doivent être prises.

Je voudrais vous présenter ma copine du net, Yshame avec qui je corresponds depuis que j’écris mon Blog. Un échange d’idée sur notre désir de servitude. Une jeune femme asiatique travaillant près de Montpellier. Lorsque je lui ai appris que Madame validait tout ce que j’écrivais, qu’elle annotait au stylo rouge ce qui devait être changé ou annuler, Yshame n’en est pas revenue, " tu n’as aucune intimité ? " Voilà quelque chose à laquelle je n’avais pas réfléchi.

 Yshame a 22 ans. C’est une esclave libre. Elle c’est placée comme esclave domestique dans une agence de placement qui lui paye ses études de droits. Elle est louée comme domestique auprès de familles, d’une entreprise ou comme serveuse dans un restaurant. Elle doit payer elle-même ses tenues. Si ses uniformes sont achetés par l’agence de placement, Yshame devra les rembourser en heures supplémentaires. Elle ne regrette pas d’être une esclave domestique, par contrat de servitude, elle est logée et nourrie. Il y a un rapport mensuel qui est envoyé à l’agence permettant de voir les possibilités d’améliorations.

 

 Depuis que je corresponds avec Yshame je rêve à une Maîtresse asiatique mélancolique et distante portant parfaitement le smoking ! Avouez que cette photo fait réfléchir un grand nombre de servantes de tous sexe.

 

 

 

 

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 10:23

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Le texte qui suit à été relu et valider par ma Maîtresse

Madame est aussi anxieuse que moi. C’est la troisième fois qu’elle refait le nœud de mon tablier, qu’elle vérifie si le col blanc de ma blouse en lourd nylon noir est parfaitement boutonné, que les poignets blancs ne portent aucune trace. La coiffe ajustée et les cheveux tirés. Aujourd’hui c’est le grand jour. Madame va me présenter à mon futur propriétaire. Madame m’a louée pour trois semaines. Je ne dis rien, mais moi aussi, je n’en mène pas large. Madame était à son avantage. Tailleur pantalon en cuir, gants de cuir souple et bottines à lacets.

  • " Vas à la cuisine, on te sonnera. "

Me voilà donc au milieu du guet. Entre deux rives. Une situation que j’ai voulu décrire à ma copine " GWEN ". Mais Madame ma demandé pour l’instant d’y renoncer. Me voilà donc dans l’attente d’être louée. Une drôle de sensation que de se savoir objet à vendre, objet à loué. Être sans discussion, à disposition. Pendant plus d’une heure je me suis morfondue à la cuisine en réfléchissant à toutes les possibilités de ma location. Enfin le coupe de sonnette. Mon futur propriétaire ressemblait à Oscar Wide. Dandy raffiné, monocle, ganté de cuir, se tenant sur une canne élégante Tout chez Monsieur sentait l’élégance.

  • " Voilà donc l’objet. "

Monsieur s’est assis en me décrochant un tendre sourire, celui du propriétaire venu examiner une de ses futurs pièces de collections. D’un geste précis de la canne il me demanda de mettre à sa hauteur, puis me fit tourner sur moi-même, doucement, laissant sa main se promener sur mon corps.

  • " Tu t’appelles comment ? "
  • " Hanna Monsieur. "

Monsieur se leva en me caressant les fesses comme on examine une porcelaine. Puis il souleva ma blouse noire et découvrit la ceinture de chasteté. Mon propriétaire se retourna vers Madame qui lui souria en montrant du bout des doigts, la paire de clé.

- " Sage précaution. "

Mon futur propriétaire examina mes mains, puis se fut autour de ma poitrine qu’il effleura avec précision. Il la caressa longuement à travers le nylon lourd de mon uniforme. Ses caresses étaient chaudes. Il s’arrêta net me laissant dans la frustration du désir.

  • " Sexuellement ? "
  • " Pour son hygiène sexuelle, Hanna est accouplée régulièrement. Ses partenaires sont choisis par moi. Je mets un point d’honneur à ce qu’ils soient socialement équivalents, loufiats, chauffeur, ouvrier portugais, rien de bien exceptionnel… "

Monsieur avait quitté ses gants de cuir pour enfiler d’autres en vinyles noirs. Sous le regard de Madame qui prenait plaisir à exposé ainsi sa servante, Monsieur examina mes yeux, mes oreilles, me demanda d’ouvrir bien grand la bouche pour enfoncer le doigt et vérifier ma dentition. Caressa enfin mes cheveux en les touchants comme-ci monsieur choisissait un tissu. Toujours en silence mon propriétaire se rassit lentement, croisa les jambes et du bout de sa canne prit une serviette q’il me tendit.

  • "  Montres moi avec quelle dextérité tu vas cirer mes bottes. Tant que je ne te donne pas l’ordre d’arrêter, tu continueras à astiquer le cuir. "

Me voilà à genoux commençant sous le regard de Madame et Monsieur à faire mon travail servile. Il y eu un long silence ou je sentais sur mes épaules leurs regards amusés.

  • "  Je sais que ce trench te ferait plaisir… Voilà ce que je te propose, je ne peux pas aller au-delà. "

Monsieur nota sur un chiffre sur une feuille de papier qu’il tendit à Madame. Mon propriétaire du bout de la canne montra l’endroit de la botte que je devais maintenant frotter.

- " Pour ce montant, elle te sera entièrement dévouée. "

Mon propriétaire pointa une nouvelle fois sa canne sur un côté de ses hautes bottes.

  • " La ! Il y a encore une zone d’ombre. Je veux que cela brille. N’est pas peur de frotter, c’est du cuir de très bonne qualité. "

Dans ma servitude je me suis appliquée. En bonne élève j’ai astiqué le temps nécessaire les bottes de mon Maître.

  • " Pour les repas ? "
  • " Je lui donne les restes… Elle mange à la cuisine dans nos assiettes avant de faire la vaisselle… "
  • "  Pour le logement ? "
  • "  Je lui ai aménagé une chambre de service au-dessus du garage, mais une cave peut parfaitement faire l’affaire… A Paris Hanna avait un palace de 8 m2 et cela lui convenait parfaitement… N’est-ce pas Hanna ? "
  • " Oui Madame. "
  • " Tu as la réponse de l’intéressée. "

Monsieur caressa mon visage du bout de sa canne. " L ‘honneur de ta Maîtresse est en jeu, elle a suffisamment confiance dans ta servitude pour te louer. Je compte sur ta bonne intelligence pour ne pas la décevoir. "

 

 

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 15:23

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Madame a "flashé" sur cet imperméable en cuir. Pour ce l'offrir ma Maîtresse m'a louée à un ami hôtelier et me voilà pendant trois semaines (vacances de Février) a servir de bonne à tout faire pour que Madame puisse s'offrir cet imperméable. J'ai hâte de le voir porté par Madame.

 

Voilà c’est fait. Cela devait bien arriver un jour.

J’ai franchi le pas, je suis une esclave domestique. Une annonce faite par Madame, une annonce qui ne dit pas son nom, mais c’est tout comme. C’était Mardi dernier à 15h00. Madame m’avait convoqué. Et me voilà en livrée noire impeccable, col Claudette, poignets blancs, tablier sans faux pli et une coiffe coordonnée retenant mes cheveux en chignons. Comme à chaque fois que Madame me convoque, j’ai un nœud qui se forme à l’estomac.

  • " Entres ! "

En silence je me suis exécutée. Une courte révérence. Madame terminait d’écrire. Elle prenait son temps. Ma Maîtresse portait son lourd pull en laine et un jean’s taché. Sa tenue décontractée de peintre. Enfin elle leva son regard sur moi. Me détailla puis me fit un signe d’avancer jusqu’au milieu de la pièce.

  • "  Vois-tu un inconvénient à ce que j’apporte quelques modification à ton contrat ?
  • " Non, Madame ".

Je suis resté droite, les mains croisées sur le tablier blanc. Ma Maîtresse aime à rester silencieuse entre chaque phrase. Elle pèse les mots comme pour trouver celui qui correspond à sa pensée.

  • " J’ai pensé que tu pourrais me faire plaisir ! (nouveau silence) Pour me montrer ta dévotion à mon égard je suis sur que tu accepteras de travailler pour moi… Pour que je puisse m'offrir enfin le trench de mes rêves "

Je suis resté silencieuse.

  • " Un merveilleux trench, une vraie merveille de chez Burberry en cuir souple mais il coûte les yeux de la tête… Alors, je t’ai loué à un ami hôtelier… Ton salaire me permettra d’acheter une partie de mon imper… "

Madame me regarda avec insistance..

  • " Quelque chose ne va pas Hanna ? "
  • " Non, Madame. "
  • " Tu devrais plutôt être satisfaite… Ton travail va au moins servir à quelque chose… Je vais pouvoir m’offrir un imperméable de rêve… " "  Je ne te cache pas que si tu donnes satisfaction, c’est une expérience que je renouvellerais. "

Pour la première fois depuis que je suis au service de Madame je me sens véritablement esclave. Madame m’a loué comme on prête un objet. Pour les besoins vestimentaires de Ma Maîtresse, je vais travailler pour autrui.

-O-

Une fois dans la chambre, me voilà pleurant à chaudes larmes. J’étais devenue une marchandise, un objet que l’on pouvait prêter. Une chose corvéable pour laquelle on a autant de considération, que pour une paire de chaussures trouées. Oui je pleure parce que j’ai reçu cette gifle en plein visage avec la violence méprisante d’une propriétaire qui serait fatiguée de son animal domestique. Il y a maintenant dans mes rapports avec Madame quelque chose de cassé. Ce lien qui nous unissait encore, lorsque j’ai accepté lors de notre première rencontre d’entrer à son service. Un choix volontaire, un glissement progressif et conscient vers la servitude, guidée en cela par Madame.

Doucement, mais sûrement je me sentais déposséder de ma personnalité pour devenir, modelée par ma Maîtresse un objet domestique.  Je viens donc de franchir un nouveau palier de mon éducation servile. Je laisse au placard ma dignité de femme libre pour endosser le mental d’une esclave.

On dit que certaines esclaves sont plus heureux que les êtres libres….

 

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /Jan /2006 16:53

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Voilà une photo que j’aime beaucoup. Non quelle soit extraordinaire, mais j’aime sa mise en forme, sa mise en scène. L’élégance sociale qu’elle représente. Une sorte de fantasme absolu. La beauté et l’élégance " un poil " sophistiqué. Je ne sais pas si cela fait rêver toutes les domestiques, moi en tout cas, cela me fait chaud au cœur. Je me sens proche de cette comédienne. Même si la réalité d’une femme de chambre est loin de cette imagerie.

-O-

 

3h30 du matin. Madame me sonne en plein sommeil.

Je crois qu’il faut tourner sept fois sa plume dans l’encrier avant d’écrire, cela permettrais d’éviter d’inscrire des bêtises. La première qualité d’une bonne c’est sa modestie, de ne pas être impérative.

Ce matin (c’est dimanche) je porte à même le corps tout ce que je déteste le plus au monde (j’exagère un peu) une blouse en nylon sans manches aussi hideuse que la saleté que je suis entrain de nettoyer. Moi qui rêve (voir photo plus haut) qu’une femme de chambre doit être toujours porter l’élégance dans son service, sur le moment, Madame pense le contraire et se moque de mes états d’âmes vestimentaires. Elle m’a fait sortir du lit vite fait bien fait pour venir nettoyer la salle de bain qu’un de ses invités à pris pour un dévidoir. Du vomis dans la baignoire de quoi avoir des " hauts de cœurs " pendant quinze jours.

L’odeur est tel, que Madame a dormi dans une chambre d’ami. Et me voilà, a près de 4h00 du matin à quatre pattes, gants de caoutchouc dans les mains nettoyant à grands coups de serpillières la salle de bain. La blouse me colle à la peau, j’ai l’impression d’être imprégnée de l’odeur nauséabonde. Je m’attelle à faire mon maximum pour faire disparaître l’odeur de renvoie qui me prend à la gorge.

-O-

 

Voilà quelque chose dont je ne parle pas beaucoup. Par pudeur certainement. Quelque chose que j’aurai trouvée de risible il y a encore un mois. Ma dévotion pour ma Maîtresse. C’est difficile de le dire sans être grandiloquente, sans avoir un discours primaire sur la soumission, il y a de cela dans ma vie aujourd’hui.

Un fait est qu’aujourd’hui je peux écrire que je n’existerais pas sans l’autorité de Madame, sans la façon dont elle me forge psychologiquement. Ma servitude voulue à bien fait rire Miriam (je vous en ai déjà parlé), cette copine de lycée devenue attachée de presse. Son regard méprisant, hautain… Ses vannes à mon égard, ses moqueries… Son pouvoir sur la bonne que je suis devenue. Je puise dans mon humiliation (j’en pleure parfois la nuit) une force étrange, une tranquillité sociale. Je suis devenue domestique et j’accepte au regard des autres d’être pour ma Maîtresse son faire valoir. Je sais que ma servitude lui ai bénéfique que ma souffrance est pour elle génératrice de bien fait.

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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /Jan /2006 12:40

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Je suis épuisée. Depuis plus d’une demi-heure je brique les bottes cavalières de Madame. Elles étaient suffisamment sales pour mériter toute mon attention. Je cire ses hautes bottes autant pour moi que pour Madame. J’aime voir le cuir briller, sentir l’odeur du cirage. Je n’hésite pas à nettoyer les semelles puis à les cirer. Je voudrais qu’aux yeux de Madame elles paraissent neuves le plus longtemps possible.

Madame c’est découvert une passion pour le cheval. Il fallait dans l’urgence aller acheter une tenue correspondant aux souhaits de Madame. Hier matin, avant que ma Maîtresse prenne son premier court, nous avons fait les soldes chez Décathlon. Il n’a fallu qu’une heure à Madame pour trouver son bonheur. Avec tendresse elle me menaça avec sa cravache. J’ai frémis.

Je suis rentrée tout de suite après à la maison avec les achats, laissant Madame à son salon de thé. Malgré que les vêtements soient neuf, je n’ai pas hésité à passer un coup de brosse et à repasser la chemise blanche. Madame a horreur des plies. Il faut que le tissu soi fluide. Tout était près en heure et en temps pour sa première leçon.

-O-

Je crois que j’ai le mauvais œil. La machine à laver la vaisselle est tombée en panne (j’ai horreur de faire la vaisselle). Le terme juste c’est qu’elle a rendu l’âme. Cela n’intéresse nullement Madame qui me rejette la faute. A moi de faire le nécessaire si je ne veux pas passer toutes mes soirées les mains dans l’eau grasse.

-O-

Je ne sais pas si j’aurai matériellement le temps de mettre en ligne aujourd’hui mon texte ? Madame m’a convoqué pour 15h00. Il faut que je sois impeccable.

Voilà donc mon temps qui se réduit comme une peau de chagrin. Je vais donc faire l’indispensable et terminerai ce soir, après mon service, ce que je n’ai pas pu faire ; c’est à dire le repassage de la journée.

Pour l’instant Madame a besoin de moi. La sonnette de service me rappelle à l’ordre avec insistance. J’aime ce moment particulier ou je viens me mettre à sa disposition. A chaque fois j’ai mon ventre qui se noue, avec cette appréhension de se sentir toujours en faute, de ne jamais faire tout à fait comme Madame le souhaite ! J’aime cet instant privilégié ou je me retrouve devant elle. Attendre patiemment ses ordres. Être à Madame, lui appartenir. Je l’ai déjà écrit Ma Maîtresse est intouchable, glacée, hautaine, voir maintenant méprisante à mon égard. Mais tout cela s’efface lorsque ma Maîtresse est en ma présence. Lorsque j’ai le bonheur d’être près d’elle. Même si cet instant est court, le temps de me donner un ordre et me voilà, remplis de joie. A cet instant j’existe à ses yeux. Mais Madame est devenue pour moi bien autre chose. De l’apprentissage de ma servitude j’ai appris à la vénérer. J’aime Madame et je suis prête à souffrir pour son bien être.

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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 16:23

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

J’ai toujours du mal à joindre les deux bouts. Entendez par-là de pouvoir dans un lapse de temps réduit mettre à jour mon blog. Enfin, je fais ce que je peux dans le temps qui m’est impartie.

-O-

Petite réflexion de Madame en lisant mon dernier blog. " Tu continue à me nommer par mon prénom ! On a l’impression que nous sommes amies, que je fais copine/copine avec ma domestique, alors qu’il n’en est rien. Absolument rien. A l’avenir c’est Madame ou Maîtresse que tu devras écrire pour qu’il n’y ai plus d’ambiguïtés ! " Madame a raison, depuis longtemps déjà j’aurai du m’auto discipliner. C’est une chose que je dois apprendre, me mettre en position d’infériorité lorsque je parle de Madame.

-O-

Mercredi 1h30 du matin. Madame m’a sonné (je dormais profondément du sommeil du juste) pour préparer une " collation ".

J’ai horreur de faire la cuisine en pleine nuit même s’il s’agit de tartiner de petits sandwichs aux saumons et de servir le champagne. Blouse rose et tablier blanc. J’ajuste ma coiffe sur mes cheveux que j’essaie de repeigner. Depuis une réflexion " douloureuse " de Madame, dans chacune de mes blouses j’ai une paire de gants blancs pour le service. Madame et son invité étaient profondément assis dans leur fauteuil. Ils parlaient de " l’art contemporain ". Le journaliste me décrocha un timide sourire.

-" Il ne fallait pas. "

Madame me déshabilla du regard. Sa robe courte en lamé argenté lui allait gracieusement.

-" N’ayez pas de honte à avoir cher ami, Hanna est née comme cela, elle accoure des qu’on l’appelle. N’est-ce pas ma fille ?

-" Oui Madame. "

Madame se retourna vers son invité en lui offrant un petit sandwich alors que je remplissais les coupe de champagne.

-"  Nous avons d’autres sujets autrement plus intéressant, que de parler de ma domestique. "

D’un petit geste sec, Madame me congédia. Une seule chose me chagrinait. Est-ce que l’invité de Madame avait remarqué ma ceinture de chasteté à travers la blouse ? Je me rassurais en pensant que mon uniforme était en nylon épais et que le tablier blanc me protégeait du regard. C’est bon d’y croire.

-O-

3h00 du matin, j’essaie de rester éveiller en écoutant en sourdine " France Culture " La porte de la cuisine s’ouvrit brusquement sur Madame étonnée de me voir encore là. Ma Maîtresse portait sa longue robe chinoise en lourd satin jaune.

-"  Tu es encore là, toi ? "

Déjà j’étais debout.

-" Je vais chez monsieur… ne m’attends pas avant le début de l’après-midi. Les ordres sont sur la table à manger "

Madame referma la porte de la cuisine en interpellant, tout en riant, le journaliste : " Tu ne devineras jamais… J’ai complètement oublié la bonne. " Moi, dans mon lit, caressant le vinyle de ma ceinture de chasteté je n’oubliais pas Madame. Cette étrange et somptueuse sensation qui était en moi et qui me faisait pleureur en silence, je n’étais plus rien au regard de sa Maîtresse. Je le sentais par son comportement, de plus en plus distant, sans affection. Madame devenait pour moi intouchable. Une déesse à glorifier. Doucement ma servitude se transforme en vénération. Souffrir pour Madame. Lui montrer mon amour par l’abnégation de ma personne.

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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 13:12

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Apprendre doucement à ce vider de sa personnalité pour endosser celle, voulu par Octavia. Une transfusion psychologique que je ressens chaque jour un peu plus. Une réalité confuse proche de l’apprentissage ou doucement je me sens glisser vers un état d’esclave. Même si je ne suis pas totalement une esclave domestique (il s’agit simplement une question de temps) la perception que j’ai de cette vie est aujourd’hui incontournable.

Voilà que mon corps me rappelle à l’ordre, qu’effectivement j’appartiens à Octavia. Mon index est dans l’impossibilité de trouver son chemin. Depuis le début de l’année je porte une ceinture de chasteté en vinyle souple. Le tissu luisant m’interdit tout plaisir personnel. Toutes mes caresses restent superficielles. Elles me rendent folle devant la frustration faite à mon intimité. Une violence fait à mon intimité qui me rend soumise avec cet drôle d’impression que la libération de mon ventre passe par le seul désir de Madame. C’est un emprisonnement sexuel et mental. Un apprentissage de ce qu’est un esclave. Apprendre que plus rien ne lui appartient.

Il y aura bientôt un point de non-retour. Oui il sera impossible pour moi d’être autre chose qu’un objet domestique sans autre valeur que ce que je représente aux yeux d'Octavia. Je deviens son " toutou ". Si Madame ne m’a pas encore demandé de me mettre à quatre pattes, à manger dans une écuelle je sais que je ne refuserai pas.

Il y a de la souffrance dans ce que j’écris. Octavia le sais, elle qui lit tous mes textes avant qu’ils soient publiés Une souffrance voulue, acceptée. Ce qui ne veut pas dire sans dignité au contraire, j’aime porter l’uniforme avec distinction, même pour être humilier. Cette référence sociale est importante. Un ancrage dans la société aux regards des autres., de tous les autres t mêmes de mes amis. J’avoue avoir de plus en plus de mal à cacher ma servitude. Madame le sait.

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 16:47

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Je ne sais plus comment faire pour tenir mon journal à jour. Le WEB café le plus proche est à 20 minutes à pied du loft d’Octavia et les transports en commun inexistant.

Madame tolère mon journal à la seule condition qu’il ne perturbe en rien le service journalier. Et comme Octavia me charge comme un mulet je suis dans l’impossibilité de tenir à jour mon Blog. De toute façon j’ai comme règle d’or de ne rien diffuser sans l’aval de Madame. Il n’est pas question, dans mon journal, de trahir la confiance d’Octavia. De montrer Madame sous un mauvais jour. Rien de ce que j’écrirai ira à l’encontre d’Octavia.

Croyez-moi, je trouverai une solution adaptée.

Une fois n’est pas coutume, je voudrais remercier Alexandre K. (il se reconnaîtra) pour notre échange fructueux d’Email (Vous avez compris que mon absolue priorité n’était pas Internet, mais le confort de Madame) concernant ma frustration sexuelle entretenue par Octavia depuis le début de l’année. Je porte une ceinture de chasteté que Madame m’a offerte.

Je m’aperçois que l’on est déjà à la mi-janvier et que je n’ai pas encore souhaité mes vœux. C’est ce que je m’empresse de faire à toutes et tous, soumis ou pas.

 MA CARTE DE VOEUX

Naturellement je fantasme en voyant cette photo. La vie rêvée d’une femme de chambre. Servante au pied d'une Maîtresse hautaine. Le plaisir d'un instant pour mille heures de servitudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 12:21

MON JOURNAL DE FEMME DE CHAMBRE

Depuis que Madame est rentrée, je cours partout ! Une vraie abeille, travailleuse en diable. Octavia à de plus en plus de caprices que je dois résoudre dans l’urgence. Faire trois fois sa chambre, parce que la couleurs des ses draps en lourd satin ne lui convienne pas. Me retrouver à cirer au moins quatre paires de bottes, pour qu’elle puisse choisir. Nettoyer et brosser ses tailleurs cuir, repasser ses chemisiers etc. Passer l’aspirateur et faire plusieurs fois les carreaux dans une même journée. Sans compter maintenant que Madame est de plus en plus pointilleuse sur la qualité de mon service.

J’ai l’impression d’une véritable éducation domestique.

Malgré tout, je suis folle de joie de pouvoir caresser toutes ses matières et je remercie Madame de sa confiance pour m’en occuper.

Octavia m’a fait une surprise hier soir, jeudi.

Le coup de sonnette avait retenti dans ma chambre alors que je terminais de repasser une blouse. Je me suis présentée au premier étage, dans cet espace qui sera bientôt transformée en bibliothèque. Madame était assise sur un petit fauteuil de cuir rouge. Elle portait une chemise d’homme en soie naturel, une cravate, boutons de manchettes en argent. Madame croisa ses longues jambes noires, remonta sa jupe droite de cuir blanc. Aux mains des gants en vinyles également blancs. Elle ressemblait à une déesse.

  • " J’ai pensé à toi. "

Machinalement je tirai sur ma robe de service gris perle. Vérifiait que mes poignets blancs étaient correctement boutonnés, que mon tablier blanc ne faisait aucun pli et ma coiffe parfaitement posée. Octavia attendait sans se presser que ma tenue soit parfaite.

Un paquet était à côté d’elle parfaitement enveloppée, un gros nœud.

  • " Mais avant de te donner ton cadeau, je te demande que tu réfléchisses à ton avenir près de moi. Qu’es-tu près à accepter pour me satisfaire ? Ne réponds pas tout de suite, j’ai tout le temps… "

D’un petit geste Madame me demanda d’avancer jusqu’à elle. Puis sa main gantée souleva ma blouse jusqu’à mon slip. C’était un geste rare chez Octavia. Elle caressa l’entrejambe.

  • " On m’a rapporté que ma bonne et le petit facteur ce la jouait Roméo et Juliette… Crois-tu que cela me fait plaisir de savoir que tu ne me porte plus tout ton attention… Hanna tu me trahis dans les bras d’un jeune boutonneux alors que je désirais te voir à mon unique usage ? "

Madame continuait de sa main gantée à me caresser en silence. Puis elle la retira lentement en frôlant mes cuisses chaudes.

  • "Je t’ai promis un cadeau…. Une ceinture de chasteté."

Comme j’avais envie qu’Octavia continue à me caresser ! Madame me tendit son paquet.

  • "Une fois enfilée tu me donneras la clé."

En silence je me suis inclinée en faisant une courte révérence. Déjà Madame était ailleurs, le téléphone portable à l’oreille elle préparait sa prochaine exposition. Doucement je sentais en moi les portes de la prison se refermer. En acceptant son cadeau, je me savais devenir un peu plus devenir sa chose. Accepterais-je un jour de devenir son petit animal de compagnie…

 

 

 

 

 

Par hanna Allain - Publié dans : femmedechambre
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